10 choses à savoir sur le Pérou

Vous avez soigneusement préparé votre voyage au Pérou, les dates, l’itinéraire, votre valise. Vous avez parcourus les pages conseils de votre guide mais pourtant, comme beaucoup de personnes qui viennent pour la première fois, vous serez surpris par des détails... qui parfois n’en sont pas

Terre de contrastes

Le Pérou apparaît tantôt comme un pays riche, tantôt comme un pays pauvre… tout est en nuances ! Le pays ressemble à n’importe quel autre sous certains aspects, et est unique sous bien d’autres angles. Voici quelques informations utiles pour vos premiers pas au Pérou.

1
Se loger au Pérou

Face à l’expansion du tourisme, le Pérou a nettement amélioré sa capacité d’accueil et aussi la qualité. Mais il reste des surprises typiquement locales, comme par exemple l’état des installations sanitaires. Je ne parle pas d’hygiène mais tout simplement d’un certain manque de maintenance. Les fuites d’eau et les pommes de douches fatiguées se rencontrent fréquemment. Les hôtels à l’écart de ses problèmes avoisinent les prix français. Mais il est aussi possible de trouver une chambre pour 15 euros la nuit, basique mais tout à fait correcte ! Le paradoxe péruvien. Prenez le temps de comparer vous aurez de bonnes surprises.

2
Se déplacer au Pérou

Par sa superficie, le Pérou est le troisième pays d’Amérique du Sud. L’équivalent de l’Angleterre, de la France et de l’Espagne réunis ! Le réseau routier du pays est lent car la cordillère, cette barrière naturelle, représente un frein au développement routier et souvent, les itinéraires bis sont inexistants. C’est un paramètre très important si vous voyagez en bus, il faut éviter de revenir sur ses pas. La boucle Arequipa-Puno-Cuzco est souvent faite en avion, justement à cause des routes sinueuses de la cordillère. En revanche, si le temps n’est pas un obstacle pour vous, certains trajets en bus sont magnifiques : Cuzco/Puno par exemple.

3
Par ici la monnaie !

Logiquement, on ne s’attend pas à ce qu’un petit vendeur ambulant accepte un gros billet. Mais c’est plus surprenant venant d’un restaurant ayant déjà eu la visite d’une dizaine de clients. Pourtant c’est ainsi, et nombreux sont les touristes qui font des yeux tous ronds face à un vendeur d’artisanat qui n’a même pas deux soles dans sa caisse ! (53 centimes d’euros en janvier 2016). C’est parfois de la mauvaise fois, le vendeur préférant garder sa petite monnaie (preuve qu’elle est précieuse). Donc pensez à avoir toujours de la monnaie. Pour vos grosses coupures allez dans une banque, elles acceptent facilement de rendre de petites coupures et cela permet d’avoir assurément de vrais billets, les contrefaçons sont fréquentes. Autre conseil, venez avec des euros (à vous d’évaluer la somme), cela vous permettra de faire du change en fonction des taux pratiqués (donc économique) et surtout d’éviter les distributeurs, parfois sujets aux taxes de votre banque et de celles du Pérou !

Le Nuevo Sol a remplacé l’ancienne monnaie, l’inti, en 1991. On reste dans le solaire puisque inti signifie soleil en quechua, et sol également soleil en espagnol.
Le Nuevo Sol a remplacé l’ancienne monnaie, l’inti, en 1991. On reste dans le solaire puisque inti signifie soleil en quechua, et sol également soleil en espagnol.

4
Taxi !

Au Pérou, les taxis sont parfois difficilement identifiables, n’importe qu’elle voiture pouvant en être un ! De plus, aucun d’eux n’a de compteur, ce qui engendre une certaine anarchie. Il y a un moyen très simple pour éviter les arnaques. Avant de vous rendre dans l’endroit souhaité, demandez le tarif à la réception de votre hôtel, ainsi une fois face au chauffeur vous saurez s’il augmente raisonnablement ou si abus il y a. Il faut savoir dire non, ainsi le chauffeur verra que vous connaissez les prix et baissera de lui-même. Si vous partez d’un autre endroit que votre hôtel, demandez le tarif à un policier (ils ne sont jamais très loin) qui de plus, pourra sélectionner un taxi pour vous.

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5
Les cireurs de chaussures

En Amérique latine, avoir des chaussures impeccables est la moindre des choses ! Que l’on soit pauvre ou riche, c’est culturel, l’apparence compte beaucoup. Le service n’est vraiment pas cher et certains Péruviens le font tous les jours. Ainsi, les cireurs de chaussures sont toujours étonnés de voir tous ces étrangers aux chaussures négligées et comprennent encore moins quand ces derniers refusent un bon nettoyage. Signe de l’évolution des mœurs, le pays (réputé macho) a de plus en plus de cireuses de chaussures.

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6
Le climat du Pérou

Nous Français, voyons le climat en quatre saisons, Vivaldi ne me contredirait pas. Le Pérou connaît seulement deux saisons : la saison humide et la saison sèche. Mais la masse des Andes et les courants côtiers induisent de grandes variations ! Je vous ai déjà parlé de Lima et son climat singulier, je ne vais pas passer en revue toutes les régions, mais disons que globalement, les sites archéologiques de l’Altiplano se visitent favorablement pendant l’hiver austral, de mai à octobre. Mais attention, si le soleil des montagnes est brûlant, les nuits sont froides. Et pour la partie amazonienne, préférez juin-juillet-août, période où les pluies sont plus rares.

7
Les lamas

Le lama est un peu la star du Pérou, et certains s’attendent à en voir partout ! Ce qui n’est pas le cas et de nombreux touristes ne cachent pas leur mécontentement. Imaginez, vous allez en Australie et pas un kangourou à l’horizon, scandaleux ! Idem pour le Pérou et les lamas. En fait, ce camélidé vit dans les hauts plateaux andins, donc si vous allez dans les régions  amazoniennes, ou dans les villes du littoral, vous aurez peu de chance d’en voir. De plus, c’est un animal d’élevage utilisé pour sa laine et sa chair, donc les grands troupeaux sont dans la campagne, à l’écart des grandes villes. Cuzco et Puno, terres du lama, sont des villes ont l’on peut en rencontrer, accompagnés de Péruviennes qui proposent une photo en échange d’une pièce. Pas sûr que ce soit le meilleur endroit pour un lama…

Les lamas sont partout ! Du moins en représentation iconographique.
Les lamas sont partout ! Du moins en représentation iconographique.

8
La gastronomie

La gastronomie péruvienne est à la mode. Depuis environ cinq ans, les médias ne se lassent pas d’en vanter la qualité. Et comble d’un snobisme journalistique, il est de bon ton de dévaloriser la cuisine française au profit de la cosina novoandina  Je vais rompre un tabou ! La bonne gastronomie péruvienne est élitiste. Oui, elle est savoureuse et inventive mais très largement au-dessus des moyens de la majorité des Péruviens. Seuls les touristes et une minorité de Péruviens en profitent, mais occasionnellement.

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9
Artisanat et vêtements

Un bon conseil, ne partez pas au Pérou avec une valise pleine à craquer, vous risquez de le regretter. Gardez de la place pour vos achats, le pays offre un éventail très large d’articles locaux. Non seulement les grands villes ont de nombreux marchés, mais même certains villages, comme Pisac, ont le pouvoir de vous transformer en fashion victim en 2 minutes ! Ponchos, bonnets, chaussettes multicolores, chapeaux et autres vêtements douillets en alpaga, finissent toujours par séduire le voyageur. C’est un commerce sain, qui permet une survie aux habitants et leurs traditions. Petit conseil : comparez toujours avant d’acheter ! Les pièges à touristes sont autour des grandes places.

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10
Les voitures (Pérou de secours)

Ce grand pays n’a que 31 millions d’habitants. La France a 69 millions d’habitants pour une superficie 2,5 moindre ! De ce fait, on n’imagine pas les villes péruviennes envahies par la circulation. Ben si. L’apparition d’une importante classe moyenne a propulsé les ventes de voitures. Lima, la géante, souffre quotidiennement de ses embouteillages, le problème est tel qu’il existe des entreprises qui proposent l’hélicoptère ! Hormis la capitale, les pistes cyclables sont de la science-fiction et les taxis, activité très rentable, envahissent les rues de Cuzco et d’Arequipa. Il n’existe pas de contrôle technique donc dans les villes d’altitude, certains pots d’échappement peuvent vous couper le souffle. Restez zen, vous êtes en vacances…

En savoir plus sur le Pérou Lire nos informations pratiques sur le Pérou
© Photos : Eric Guimbault
  • Maziol

    Bonjour,

    Je ne suis pas d’accord avec votre dénomination de cuisine élitiste! Pensez-vous que le péruvien moyen mange des mc dos tous les jours? La gastronomie est très varié et correspond aux différents régions. Un menu ouvrier coute 5 soles (moins de 2 euros) et un menu normal environ 15 (moins de 5 euros). Un très très bon cebiche (plat traditionnel de la côte) ne dépasse pas les 10 euros. En France, les gens n’ont pas besoin d’aller chez Bocuse pour connaître la gastronomie française. Alors au Pérou pas besoin d’aller chez Central pour connaître la bonne gastronomie local. Je vous invite à aller chez Mixtura, festival gastronomique péruvien réalisé une fois par an ouvert et accessible à tout le monde.

    • Éric

      Bonjour,
      Je pense que c’est ma manière de le dire qui ne vous a pas plu… ou alors on n’est pas d’accord du tout, ce qui n’est pas très grave en sois.
      Je n’ai jamais dit que les péruviens mangeaient des Mc Do tous les jours, ni même sous-entendu ! Je suis d’accord avec vous au sujet de la variété des plats régionaux. Les « menus ouvriers » comme vous dites, je les mange pratiquement tous les jours, donc je sais ce qu’il y a dans l’assiette. C’est bon mais ca reste de la cuisine basique. La très bonne cuisine péruvienne n’est pas à ce prix. Alors qu’en France, comme vous le dites, pas la peine d’aller chez Bocuse pour connaitre la bonne cuisine. Et 10 euros pour un ceviche ce n’est vraiment pas cher… pour un étranger. La majorité (je dis bien la majorité) des péruviens ne dépensent pas 10 euros pour leur repas. Quant à Mixtura, j’y suis allé l’année dernière. C’est excellent, mais encore une fois on ne s’adresse pas à la majorité des assiettes péruviennes.
      A bientôt 😉