Le parc national de Manú

Situé aux confins occidentaux de l'Amazonie, dans les départements de Cusco et de Madre de Dios, le parc national du Manú est considéré comme l'une des plus grandes et des plus riches réserves naturelles au monde. Créé en 1973, il a été reconnu réserve de biosphère en 1977 et figure sur la la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Immense (1,5 million d’ha), il est divisé en 3 zones : le parc national, une zone dédiée à la préservation des cultures des autochtones et une zone de transition culturelle. Immersion dans une nature sauvage et parfaitement protégée.  

Protéger la nature et préserver les cultures

Le parc a plusieurs objectifs dont les principaux sont la protection de l’environnement et la préservation de la nature. Cela passe par  la recherche et la conservation d’échantillons représentatifs de la biodiversité de la forêt tropicale du sud-est du Pérou.

Son étendue est telle qu’il traverse les Punas (hautes terres des Andes) glaciales dont l'altitude est supérieure à 4000 m, les robustes montagnes boisées qui donnent naissance à une multitude de cours d'eau et vallées, la haute forêt nuageuse et les forêts amazoniennes des plaines. Ce paysage magnifique et unique comprend un système hydrographique vaste et complexe qui assure la présence d'une variété d'écosystèmes peu touchés par l'homme.

Le parc contribue aussi à la protection de la diversité culturelle et l'autodétermination des peuples autochtones de la région. Une grande partie de la réserve est un territoire indigène où vivent des populations autochtones ayant différents niveaux de contact avec l'extérieur, ce qui représente une énorme richesse culturelle.

Faune et flore du parc national

En chiffres et en bref

Le parc national du Manú est l'environnement naturel de plus de 20 000 espèces végétales, 1 200 espèces de papillons et plus de 800 espèces d’oiseaux, soit 25 % de l'avifaune sud-américaine et 10 % de l'avifaune mondiale. Toutes les espèces d'oiseau n'ont pas encore été répertoriées et on pense qu'il s’agirait de plus de 1 000 espèces d'oiseaux au total. Outre les oiseaux, on compte aussi plus de 200 espèces de mammifères et un nombre encore inconnu de reptiles, d’amphibiens et d’insectes.

Observation de la faune

Il est possible d’observer une variété d'animaux dans leurs divers habitats, y compris la loutre géante, le caïman noir, le jaguar, l’ours à lunettes, le tapir, l'oncille (aussi nommé chat-tigre et chat-tacheté), plus de 13 espèces de singes et 7 sortes d’aras.

Une flore encore peu connue

Le Parc du Manú ne protège pas que les animaux. Il assure également la protection de 10 % des espèces végétales du monde, y compris plusieurs espèces de figues et de palmiers, ainsi que d'innombrables espèces de plantes médicinales qui sont actuellement classées par les scientifiques.

En dépit de la grande diversité des espèces végétales dans cette région, la flore du parc du Manú est encore peu connue et les inventaires doivent être considérés comme préliminaires. Au cours des dix dernières années, 1 147 espèces de plantes ont été identifiées dans le parc dans une zone assez petite (500 ha) et il est probable que le nombre d'espèces présentes dans le parc soit bien au-dessus de ce chiffre. Les données les plus récentes indiquent 1 200 espèces.

Visiter le parc national de Manú

Le parc national du Manú promeut un tourisme durable et poursuit également un but éducatif. Pour ce faire, des zones ont spécialement été aménagées pour les touristes et les visiteurs et les infrastructures nécessaires (hôtels, lodges…) ont été créées. D'autres zones sont, elles, limitées à l'entrée des chercheurs.

Se rendre au parc national du Manú
  • Par la route, depuis Cusco via Paucartambo jusqu'à la zone du parc, puis continuer l'excursion sur la rivière. Le voyage est plein de beaux paysages et l'entrée de la forêt est incroyablement belle, mais cette route n’est pas en très bon état et donc peu recommandable.
  • Il est plus judicieux de prendre l’avion jusqu’à Puerto Maldonado puis de naviguer en bateau jusqu’à l'intérieur du parc.
  • Quel que soit le moyen de transport choisi, il est essentiel de coordonner l’expédition avec des guides experts.

 

photo principale : La belle réserve sauvage © Cindy Brouwers